DANS MON BOCAL chroniques d'un petit poisson créatifs

Un bout de tissu, un bout de papier, un bout de polymère, quelque gouttes de couleurs, un zest d’imagination, une pincée d’inspiration, une envie de voyages imaginaires...

mercredi 11 juin

Blogger ou créer tel est la question.

Je sais je ne suis pas la première à me retrouver face à ce terrible dilemme. Parce que mine de rien allez voir tout mes blog chouchoux, et il y en a un sacrés paquet, faire un petit coucou, répondre à chacun des commentaire laisser dans le bocal, bref tout ceci mis bout à bout ça mange la moitié du temps que je m’alloue dans la journée pour créer (et oui faut aussi s’occuper des loulous, de la maison etc.…parce que ça se fait pas tout seul malheureusement)

Il a donc fallu poser un ordre des priorités.

Je ne peux pas abandonner mes loulous, je ne peux pas laisser ma maison se transformer un taudis, je ne peux pas ne plus allez voir mes blog chouchoux, j'ai un besoin vital de créer, bon qu'est ce qu'il reste ???

Donc vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais je ne répondrais plus par mail à vos gentils petit mots sauf s’il s’agit d’un renseignement bien précis.

N'arretez pas vos petits mots gentils pour autant, y'a pas à dire ça fait du bien !!!

Posté par sashashem à 06:10 - BOCAL A HUMEURS - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 24 mai

Droit de réponse

      En deux ans d’existence j’ai eu la chance je doit dire de ne jamais être confronter à des commentaires désagréables.

Et puis en quelques semaines (c’est certainement du au réchauffement climatique, et au fait que le temps fait un peu n’importe quoi)

et toc 2 coms, pas très sympas, voir franchement agressif pour le second.

Au début je me suis dit « boh c’est pas grave... Ces personnes devaient vraiment pas avoir le moral ce jour là et pas de bol c’est tombé sur moi »

Les jours ont passés, et j’ai fini par admettre que quelque part,, j’avais quand même été touchée .

Le seul moyen de ne plus y penser c’était d’écrire ici,  là où tout avait commencé, ce que j’en pensais.

Premier com. laisser ici allez je suis gentille je vous le copie ça vous évitera un clic et une recherche.

« C'est drole parce qu'en me promenant sur les blogs j'ai vu quelqu'un qui racontait s'etre fait un sac quilt( sa petite fille lui disait meme qu'il fallait lui mettre quelque chose en dessous car on ne sort pas sans culotte!).
Dommage que le mot REALISATION soit trop souvent remplacé par le mot CREATION!
Bien mignon ce sac quand meme »


Sur le coup, je me suis dit :

«  trop fort !!! quelqu’un d’autre a fait un sac sans culotte!!! vite clic clic google »

J’ai trouver plein de choses sans culotte dont je n’ai même pas ouvert les lien (je le savais, avec un tel intitulé... Dés qu’il s’agit de culotte surtout sans …) Cependant, chaque fois qu’il s’agissait d’un sac sans culotte, c’est bien chez moi que les liens menaient.

Donc aux accusations dissimulées de plagia je réponds : "c’est pas vu que c’est moi que je plagie"

Quand au grand débat sur le fait d’être créatif, inventif ou copieur... Un débat sans fin ni issue, je pose mon joker.

Pour le deuxième com. il est tout récent.

« C'est impressionnant de lire de tels récits en ce jour de grève à l'Education Nationale!..
Je peux dire ce qui m'a choquée ? C'est d'abord l'impression que ces enfants ne semblent pas spécialement bien élevés, avec prise de conscience de la valeur (financière) des tenues à acheter...Pas plus que des efforts consentis (en travail) par leurs parents. Ensuite c'est le petit ton "maman dépassée par la lourde charge d'avoir à élever des ados" ! Sans doute ce soir, après cette journée de troubles sociaux, entendra-t-on chez les mêmes : "Mais qu'est-ce qu'ils nous enquiquinent ces enseignants privilégiés" !!! Tiens, petite madame, et si vous repreniez des cours d'orthographe durant vos loisirs ? »

J’ai beau lire et relire, je ne vois pas pour commencer, où ? Dans quelle phrase ? Mes enfants semblent mépriser la valeur du travail et de l’argent ? Ce n’est pas le propos de mon billet.

Ensuite quelle réplique d’un de mes enfant, peut lui laisser entendre, qu’ils sont mal élevés? Je n’ai relevé aucune grossièreté, je n’ai pas dit qu’ils couraient partout, ou autre comportement typique qui pourrait induire un tel jugement.

Je tiens juste à préciser, que mes enfant ne disent jamais de gros mots (en présence d’un adulte en tout cas) , qu’ils disent bonjour Madame ou Monsieur selon, et j’insiste sur le Madame et Monsieur,  de nos jours, c’est assez rare. Même les adultes ne le font plus guère.

J’ai une chance inouïe ( je n’y suis pas pour grand-chose pour ça) j’ai des enfants extrêmement gentils et respectueux.

Pour conclure je dirais comment peut on juger après avoir lu quelques lignes ?

Serais ce le terme humoristique  « le syndrome du zadopénible », qui a fait penser à cette aimable dame, que je me sentais dépassée par la charge… ?

Non madame, je ne suis pas dépassée, bien au contraire je prends mes responsabilités en me posant des questions sur le comportement de mes enfants, en essayant d’y apporter une réponse la plus juste possible.

Je ne suis pas parfaite loin de là, je fait de mon mieux .

J’ai certaines convictions certes, cependant je reste ouverte et tolérante, ce qui m’amène quelque fois à me remettre en question.

L’adolescence est un moment difficile pour les parents comme pour les enfants.

Alors que jusque là en général , en tant que parent, on navigue sur une eau plutôt tranquille avec le cap bien en vue. Tout à coup, une nappe de brouillard s’abat, et c’est navigation à vue en eau trouble.

Tout n’est plus qu’une question de demi-teintes. Au jour le jour rectifier la barre et les manœuvres qui, bien que réfléchies longuement, vous amène souvent au cap opposé.

Difficile pour les parents peut être, mais douloureux souvent, pour les enfants.

Tout change... Le corps,  le regard sur le monde, mais surtout tout a coup il faut de plus en plus prendre ses décision soit même, et assumer les conséquence de ses décisions.

Se détacher de ses parents, prendre conscience qu’ils ne sont pas les êtres parfaits que l’on vénérait jusque là, qu’ils ont des défaillances, des faiblesse.  Que l’on peut avoir une opinion différente d’eux, sans que pour autant leur amour soit entamé, que l’on est leur enfant mais pas leur clone. Que devenir grand adulte et responsable ça fait mal des fois, que l’on aimerait qu’ils soient fiers de nous, même si nos choix ne vont pas dans le sens de leurs attentes. Que au fond on ne sait plus très bien si on envie de grandir ou de rester petit.

Je suis aussi surprise, que cette dame puisse penser à ma place.

Non je ne considère pas que les enseignants soient plus privilégiés que d’autres, comme dans tous métiers il y des avantages mais aussi des inconvénients.

Qu’il existe certes des métier plus pénibles que celui-ci , mais il en existe aussi des plus faciles.

Alors contrairement à cette gentille dame je ne me permettrais pas de juger une profession une catégorie sociale.

Pour le reste je pense avoir déjà répondu.

Mais finissons ce billet sur une note plus légère. Je me dis que fautes d’avoir diverti ces gentilles dames, j’aurais au moins servi de « dévidoir » d’angoisses, de frustrations, de colère ,t de toute ces mauvaises « humeurs » qui pourrissent la vie d’un être.

Et quoi de plus gratifiant et réjouissant que de ce dire «  j’ai été utile à quelqu’un aujourd’hui… »

Posté par sashashem à 07:37 - BOCAL A HUMEURS - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 16 mai

Shopping de printemps la suite

Ou une princesse tête de mule

Nous voici donc arrivés au décat à  midi 14 minutes. Nickel l’heure idéal un samedi, le décat pour nous tout seul ou presque.

Direction les chaussures bateau, essayage impec, ti loulou chaussé.

« Tient ma grande… et des bateaux c’est pas mal ça ? Pratiques, confortables, ça va avec tout, bon pas très féminin, je te l’accorde, mais t’a dit que tu t’en fichais … et là j’ai dégainé oh mère indigne l’arme fatale… et puis tu as vu Melle M… en porte (prof de math de grande louloute à qui elle voue une admiration sans bornes) »

« Oh ben si y’a ma taille je veux bien en bleu marine » (forcement celle de Melle M. sont marine j’aurais du deviner !!!) « Yeeeees et de 2 »

Toute rangaillardie d’une si belle victoire je lance «et toi tite louloute pourquoi pas des bateaux?? » «ah non c’est trop moche »

Raté pas grave c’est un bon jour, nous finirons chez les chausseurs en ville…

Après un repas au lance pierre, profitant que petite louloute était dans de bonnes dispositions ce jour là, nous avons donc laissé madame «m’enfichemaispasça » et ti loulou qui avait eu sa « dose » de shopping, à la maison.

Et c’est à trois, que nous avons continué en ville, avec une unique mission, chausser notre princesse aux pieds si fins.

Dés le premier magasin j’ai compris que les bonnes grâces … c’était fini.

Tite louloute avait retrouvé sa mauvaise volonté et sa mauvaise humeur habituelle.

« Non pas celle là pas celle là pas celle là » au bout de quatre magasins ma patience commençait à s’effriter.

Deux options s’offraient à moi

Où j’endossais le costume de la mère vraiment indigne, je rentrais illico à la maison, tant pis, tite louloute continuerais à marcher avec les orteils ratatinés dans ses chaussures trop petites, jusqu'à ce qu’il y ai assez de soleil pour qu’elle puisse mettre ses sandales, et là c’est parier sur cheval à trois pattes.

Où j’essayais de comprendre quelles étaient ses attentes.

J’ai donc essayé de comprendre ce qu’elle espérait trouver.

Après mille et une questions pointues restées sans réponse de la part de ma princesse (c’est sa spécialité, le regard dans le vide elle écoute mais ne répond pas, loin, très loin dans ses pensées), elle fit cette remarque

« C’est nul dans tous les magasins c’est toujours les mêmes modèles, je trouverais jamais celles que j’aime » « mais c’est lesquelles que tu aimeeeees ???? » et là comme surprise par ma question stupide

«Ben celle que j’ai au pieds !!! »

Et là il a fallu que j’explique à ma princesse que justement le but de la mode c’était de faire des nouveautés chaque saison.

Que bien sur, des fois, on pouvait d’une saison à l’autre, retrouver le même modèle, pour les choses basiques et classiques.

Mais là, en l’occurrence, sa petite ballerine moderne très mode ça allait être trèéééés compliqué voir quasi impossible.

« Oui mais non c’est celle là que je veux et pas d’autre !!!! »

Très bien alors c’est parti pour un tour de touuuuus les magasins de chaussures de la ville.

Au 6eme Euréka !!! Le même modèle chouette !!!

Oui mais …. Le même modèle peut être mais… dans des couleur printanière.

Normal me direz vous c’est la collection printemps été.

Sauf que ma princesse les voulait en … marron « ben quoi c’est pas que le model c’est touuuut pareil le model et la couleur »

Là j’ai compris qu’il était inutile de continuer, Mr poisson a quand même insisté pour que nous fassions les deux trois magasins qu’il restait en espérant qu’elle change d’avis.

Mais j’la connais ma princesse, une tête dur ça change pas d’avis comme ça.

Retour bredouille et quelques peu stressé dans le bocal.

Je me dit que, tant pis, on passera outre le règlement de l’école, éxceptionellement elle chaussera ses baskets en attendant le soleil.

Et là comme une fleur ma princesse vient vers moi et me dit

«Tu sais maman en blanc elle étaient jolies on pourrais y retourner demain … »

« Heu demain c’est dimanche…. »

Alléluia nous avons chaussé les trois !!!!

edit de 10h00

Pour la dame charmante qui m'a laissé un com fort aimable sur mon billet d'hier. Il semblerais que cette dame ne vide pas sa bl ou simplement n'a pas mis la bonne adresse je lui repond dond ici

Chère madame,

Tout d’abord, vous semblez manquer cruellement d’humour.

Quand à mes enfants, sans vouloir les mettre sur un pied d’estale, je pense qu’ils sont plutôt bien élevés quand je regarde autour de moi.

Et quand à la valeur de l’argent et de l’effort fournis pour l’obtenir pas d’inquiétude, ils la connaissent et savent que chaque chose dans la vie se mérite.

Quand à mon orthographe, c’est bien grâce ou à cause d’enseignants aillant choisi ce métier non par passion mais commodité que j’en suis là.

Dysorthographie et dyslexie, deux troubles que l’on ne m’a révélé qu’a l’age de 30 ans, un peu tard une rééducation, et des années de souffrance dans un système scolaire inadapté, face à des enseignants m’ayant cataloguée comme fainéante.

Je n’irais pas dire que les enseignants sont grassement payés, ils sont payés à la hauteur du travail énorme et compliqué que demande leur métier.

Cependant je reste persuadée qu’une bonne partie des dit enseignants devraient avoir le courage de changer de métier, pour avoir perdu la foi (l’ont il eu un jour ???)

Je pense aussi que lorsque l’on prend le temps pour écrire un commentaire agressif et peu aimable, c’est désolant.

Vous me voyez donc très triste pour vous.

Bonne journée

Posté par sashashem à 06:48 - MEDITATION DE BOCAL - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 15 mai

Shoping de printemps

Comme chaque année, avril ne te découvre pas d’un fil, mai fais ce qu’il te plait.

Entre les deux il y a un rituel immuable dans le bocal. Le dernier week-end d’avril, commence la grande valse des caisses de vêtements.

On trie on range on essaye, et on échange gros manteaux, collants et cols roulés, contre petite veste matelassée, pantacourts et autres petites tenues légères.

Chaque année, je me dit « allez… ils n’ont pas tant grandi que ça !!! Il y aura bien 2 ou 3 trucs qui iront encore !!! »

Cette fois encore mes belles illusions se sont vite envolées. Et comme chaque année après les essayages ce fut : « cheriiiii !!!! J’espère que ta cb a envie de prendre un coup de chaud !!! »

Nous voici donc parti, famille poisson au complet, dans le bocal à roulette.

Une chance, depuis que nous avons emménagé dans le nouveau bocal, celui-ci se trouve à deux coups de roues de plein de magasins d’usine (ouf c’est toujours ça de pris)

Après 15 « c’est quand qu’on arrive ??? » 18 « mais on était vraiment tous obligés de venir ??? » 3 « j’ai envie de faire pipi » et 5 « j’ai faim » a noter que le ptit déj’ venait à peine d’être englouti, nous voici donc arrivés sur « zone ».

Première mission, chausser tout le monde, surtout tite louloute qui a les orteils ratatinés dans ses chaussures vraiment trop petites.

Pour tiloulou, facile. Des bateaux marrons. Juste faire un tour des prix. Bon rien d’intéressant à l’usine, pas grave chez décat. J’en ai vu des sympas pas chères….

« Mes louloutes chéries voyez vous quelques chose qui vous plait et qui rentre dans les critères prédéfinis avant de partir ??? » les critères en questions une chaussure toute cuir, pas de noir, sinon carte blanche.

Grand louloute « m’en fiche des chaussures, on était vraiment obligés de venir ? »

Moi, sentant que la matinée allait être longue et pénible « oui je ne peux pas essayer et choisir à ta place »

Grande louloute toujours aussi boudeuse « si j’m’en fiche, des chaussures c’est des chaussures !!! »

Et là, tilt, je me suis dit, ça y’est !!! Mais oui !!! C’est ça le truc, dont j’entendais parler autour de moi.

Vous savez le syndrome du « zadopénible » aille !!! C’est donc ça !!! Et bé, et dire que c’est que le début !!!

Après 25 « m’en fiche mais pas celle la elles sont moches » pas de chaussure pour grande louloute dans ce premier magasin.

Petite louloute, qui d’habitude dans de telles circonstances, est particulièrement désagréable et compliquée, était étonnamment dans de très bonnes dispositions ce jour là.

Et ce n’est pas faute d’avoir cherché.

Mais son petit pied long et fin, de princesse délicate, nageait piteusement dans tout ce qu’elle essayait.

Pas grave me suis-je dit ce n’est que le premier magasin.

Direction une de mes enseignes fétiches Cy……s, qui en plus des prix usine faisait 50% ce jour là.

En moins de 10 mn j’avais renouvelé la garde robe de tiloulou, qui lui est toujours satisfait tant qu’il n’y a pas d’imprimés ou d’étiquettes sur les vêtements choisis.

Petite louloute était vraiment dans un bon jour. J’ai été très agréablement surprise par ses choix. Elle qui juste là, ne jurais que par des choses, d’un goût à l’opposé du mien.

Un bon jour ou bien elle grandi allez savoir !!!

Quand à grande louloute elle est restée sur «c’est quand qu’on rentre, on était vraiment obligé de venir, j’m’en fiche des vêtements t’a qu’a choisir pour moi, m’en fiche mais pas ça c’est moche» grrrrr ….

Passage en caisse. note salée malgré les 50 % (ça coûte cher les enfants faut vraiment que je me remette à la couture mais bon j’ai pu envieeuuuu)

Petit tour dans les autres magasins, mais vite fait.

Lasse d’entendre bougonner grande louloute nous avons donc prit la direction du bocal à roulette bien vite.

Etat de la mission du jour à ce stade :

  • habiller petit loulou : mission accomplie
  • chausser petit loulou : se diriger vers décat.
  • habiller grande louloute : mission raté 2 trophée arrachés de force et sans conviction

(de plus madame décrétera à la maison qu’elle n’aime pas vraiment et quelle à l’impression d’avoir des ventilateurs dans les fesses tellement elle flotte dedans… vous je sais pas, moi, j’ai pas tout compris)

  • chausser grande louloute : c’est pas gagné
  • habiller petite louloute : mission accomplie
  • chausser petite louloute : à moitié puisque trouver une paire de sandales ravissantes pour 20 € mais bon vu la météo c’est pas tout de suite qu’elle va pouvoir les mettre, en attendant faut trouver du fermé.

Direction donc toujours en famille vers le décat le plus proche.

J’ai profité du trajet pour essayer de décrypter le message confus que m’envoyait grande louloute.

« Mais quel genre de chaussures tu aimerais ??? » « M’en fiche tant qu’elles sont confortables »

«ah ben voilà un indice … »

Posté par sashashem à 06:40 - MEDITATION DE BOCAL - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 19 mars

PLUS DE LIVRES QUE DE MEUBLES

Nous y avons droit à chaque déménagement. Réflexion classique du déménageur après trois voyage de carton de livre, ayant réduit sa pile à deux carton pas plus : « ma p’tit dam’ y’en a beaucoup comm’ ça encor, mpfff pasqu’ cet cochonnerie là c’est vachement lourd, mpffff et vous en avez plus que de meuble mpffff »

Et oui la famille poisson est librivore… A chacun son style, dans le bocal il y en a pour tout les goûts et tous les ages.

Mr poisson est plutôt roman d’aventure, et surtout B.D. nous avons arrêté de compter à 700 albums. Vous aurez compris la collection est plutôt conséquente. Il y a évidement les classiques incontournables.

La collection complète de Tintin, une évidence, dont certain album sont des éditions originales. « Valeur inestimable » dit Mr P. ah bon ??? Ché pas moi je me contente de les lire.

Dans les incontournables, vous trouverez aussi dans nos rayonnages, la collection des Lagaf pas complète, quelque album de luky luke, pour les enfant boule et bill et pas mal d’album de stroumff.

Mais ce n’est pas avec ça que l’on atteint les 700 albums. Evidement. Alors comme je n’y connais pas grand-chose en B.D. je vais me contenter de vous parler de celle que j’aime pour leur graphisme. Car en général c’est comme ça que je fais mes choix ;

Dans mon peloton de préférence il y a Hugo prat. Un génie je peux rester des heure à regarder les image sans même lire l’histoire. Torpédo ah ce trait noir et blanc, Bernet  a aussi un trais fantastique, mon petit chouchou Jaques Fernandez, ses aquarelles sont un régal.

Pour le reste j’avoue que je ne suis pas très B.D. alors je peux juste dire que y’a de tout, tous les genres tous les styles, et surtout y’en a partout même par terre parce que l’on n’a même pas assez de mur pour mettre suffisamment d’étagères.

Ma collection elle, serait plutôt composée de beaux livre d’art, de pas mal de livre de déco, bricolos en tout genre, et puis des romans (format poche c’est moins cher et ça prend moins de place)

Dans le bocal il y a aussi trois petit poissons, et eux aussi sont atteint du syndrome librivore, de plus pour encourager les troupes à l’école j’ai eu la bonne idée (ou mauvaise, tout dépend de quel point de vue on se place) d’instaurer un barème de récompense en livre. Tous les mois leur collection vient donc s’enrichir de 3 ou 4  nouveaux volumes.

Bien que notre consommation baisse ces dernier temps car c’est une maladie qui coûte assez cher, la collection risque de s’agrandir encore un peu plus d’ici le prochain déménagement.

Nous aurons encore le droit a :

« Vous avez plus de livre que de meuble !!! »

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jeudi 13 mars

L’OBJET DE LA NEGOCIATION

C’est grâce à ça, un étui tout bête (chuttt faut pas le dire)

Pour le dernier gadget de Mr poisson

etuit_ipod

Que j’ai pu arrêter  de ranger

detail

Pour pouvoir écouter de la musique dans le train et dans l’avion

Pour courir pour préparer le marathon de la braderie

Stoooopp !!

Après tout c’est Mr poisson le banquier

Dit Mr le banquier j’aurais quelques petites requête

puisque apparemment nous pouvons nous permettre quelques extras 

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mardi 11 mars

DEUX ANS DEJA …

Et voilà, je vous le disais, je suis fâché avec les dates… pourtant un triple anniversaire… je devrais m’en souvenir !!!

Oui j’ai eu seulement quarante ans hier.

Comment je me sens ?? Pas plus vielle pas plus jeune. L’age c’est un état … d’esprit en fonction de la situation.

Je peux avoir 5 ans quand je joue a habiller les poupées winx de mes demoiselles. Je peux avoir 15 ans quand j’essaye d’amadouer Mr poisson, je peux avoir 100 ans à la fin d’une journée trop remplie.

En résumé je me sens tout à fait bien dans ma peau de quadra.

C’est aussi l’anniversaire de mon divorce…

avec le tabac.

Vous savez ce machin qui pu et qui tue !!!

Deux ans et carrément plus envie.

Enfin c’est l’anniversaire du bocal.

Deux ans déjà…

Environs 500 billet

Pas loin de 130 000 visites (waouh ce chiffre me donne le vertige)

Une trentaine d’accros journaliers

Des amitiés qui se sont confirmées

D’autre qui se sont défaites

Des projets utopiques

Un projet sur le point d’aboutir

Des rencontres virtuelles

Des rencontres réelles

Du plaisir

Du partage

De toutes petites déceptions

Des tas d’envies

Et même pas une ride

Tchin, tchin!!!

Et vous savez quoi ???je pense que je serais là encore l’année prochaine !!!

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mardi 26 février

LA MARIEE N’ETAIT PAS EN BLANC

   L’autre jour, les enfants me racontaient les souvenirs qu'il avaient du mariage de ma petite sœur. Quand ils m’ont demandé  « Et toi et papa vous vous êtes marié quand ? » je me suis aperçu qu’une fois de plus j’avais zappé notre date anniversaire.

   N’allez pas en déduire que la mariage n’est pas important pour moi, non!!! Loin de moi cette idée. Le mariage à beaucoup de valeur à mes yeux, cependant je ne le considère ni comme le commencement de l’histoire de mon couple, ni comme l’aboutissement ultime après avoir trouver le prince charmant.

^^ùù

   Pour imager, je décrirais plutôt l’histoire d’un couple comme un grand voyage en bateau. Le port de départ serait le jour de la rencontre avec l’être que l’on va aimer, et le port d’arrivée serait la séparation.

Il y a la séparation idéale (à mes yeux) :

     celle de la mort à la fin d’une longue vie bien remplie, avec peut être, qui sait des retrouvaille après… personne à ce jour n’a pu infirmer ou confirmer cette hypothèse.

Il y a la séparation tragique (celle qui m'engoisse le plus) : 

     lorsque l’un des êtres meurt brutalement en plein milieu de l’histoire

Et pour finir il y la séparation des temps modernes (trés répendue de nos jours) :

     pour incompatibilité d’humeur.

   Entre ces deux ports, il y des étapes. Dans ces étapes, il y a les étapes obligées, une sorte de check point par lequel il faut passer. Chacun choisira en fonction des ses valeurs et de ses convictions personnelles ses étapes obligatoires et éliminatoires si elles ne sont pas validées.

;;;

   Dans mes étapes obligatoire, il y en a deux :

              le mariage et les enfants, de préférence dans cet ordre (mais bon, la vie des fois, nous demande de faire des petits arrangement avec l’ordre des choses)

   Tout cela pour dire que si j’oubli la date de notre mariage ce n’est pas parce qu’il n’a pas de valeur dans mon histoire.

   Mon port de départ se trouve quelque part en Alsace. C’est là ,qu’un jour, comme dans les film, il est apparu... Au ralenti, dans une lumière irréelle (si !!!je vous l’assure, c’était comme ça !!!). J’ai su immédiatement que c’était lui. Sans hésiter, je lui ai sauté de dessus (c’est une image bien sur !!!). Il n’était pas mécontent cela faisais des semaines qu’il tentait mille et une approches pour que je le remarque.

;;;

   C’était un 3 mai. Et cette date là, je n’oublierais jamais !!!

;;;

   Pourtant ceux qui me connaisse bien savent que les dates et moi… je dois même reffléchir lorsque l’on me demande la date de naissance de mes enfants. Mon cerveau est fâché, fâché, fâché, avec les dates.

   Comme c’était le" bon" prince charmant, j’ai donc commencé mon voyage. Je vous l’ai dit plus haut que l’étape « mariage » pour moi était incontournable. Nous avons donc fait escale à Mariage.

   Le mariage pour moi, c’est une façon de déclarer au yeux de tous, officiellement son engagement envers l’autre. Comme avec un porte voix, crier au monde entier, c'est MON prince charmant pas touche!!! Les mots, qui sont ce jour là prononcés, ne sont pas juste tradition. Je les prends pour leurs sens entiers, l’amour, la solidarité, le soutient, le partage.

   Quand aux symboles, même si je ne pratique aucune religion, j’en suis imprégné et je les respecte. Le blanc, symbolique de la pureté, de l’immaculé.

;;;

   Je suis plutôt du genre à goûter le fromage chez le fromager, avant de l’acheter pour le servir à ma table. Pour l’immaculé, et la pureté, vous repasserez.

Dans notre voyage, suite à des vents contraires imprévus, nous avions du faire escale à Enfant, sur la feuille de route Mariage se trouvait avant,c'est comme ça les vents contraires …

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   J’ai fait mes choix et je les revendique, cependant je suis extrêmement respectueuse des symboles. C’est pour les raisons citées plus haut, que dans le port mariage, je n’étais pas en blanc.

   C’était un lundi matin, à 11h00, entre 4 yeux, ou plutôt entre 4 témoins, devant Mr l’adjoint de l’adjoint du maire(vous croyez tout de meme pas que le maire se déplacerais pour un couple qui se mari le lundi matin sans aucun membre de sa famille). Je portait un kilt marine (véridique un kilt) vestige de mon année de pensionnat chez les sœurs, le seul vêtement « habillé » dans lequel je rentrais encore. Pas de fête, mais un super dîner dans le meilleurs restaurant gastronomique de la ville entre copains, nos 4 témoins.

,,,

   C’était au mois de novembre, je ne me souvient plus de la date, un lundi matin, et la mariée n’était pas en blanc…

Posté par sashashem à 06:16 - MEDITATION DE BOCAL - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 06 février

JE RESTERAIS BIEN ICI POUR TOUJOURS

      Voilà quelques mois que nous sommes installés à Lille, et cela fait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Je suis plutôt nomade dans l’âme, avec ce besoin de repartir à peine arrivée. Et pourtant là...

       Déjà lorsque nous étions venu en « reco. garnison » c'est le terme techenicol de Mr poisson, j’avais eu le coup de foudre.

Pendant trois jours, je n’ai pas vu la pluie qu’a n’as cesser de tomber, je n’ai pas vu les crottes de chiens et les ordures sur les trottoirs, je n’ai pas entendu le bruit constant des voitures, je n’ai pas senti l’odeur des gaz d’échappement.

Et si ces trois jours pour Mr poisson ont plus ressemblés à un cauchemar, pendant trois jours malgré les efforts désespérés de MP pour m'en faire redescendre, j’étais sur mon petit nuage.

Qui dit coup de foudre dit amoureuse.

C’est bien connu l’amour rend aveugle et sourd.

        En trois jours il fallait boucler logement, écoles et tutti quanti !!!

Aux lamentation de MP « cette tour est affreuse » je répondais du haut de mon nuage, « la vue est magnifique de la bais vitrée » «  l’école est pourrie » «  on les inscrira au CNED au pire des cas » «  y’a du bruit tout le temps »  «  ici au moins y’a de la vie »

        Quelques mois ont passés… et je suis toujours amoureuse...

        La pluie tombe souvent mais pas plus que dans l’est. Il y a toujours autant de crottes de chiens sur le trottoir mais je suis devenu la championne number one du slalom crotte, quand aux ordures ça et là, j’aurais presque la mauvaise fois de dire que c’est artistique et vivant. Le bruit des voitures... leurs ronronnements constants m’ont enfin fait retrouver mon sommeil de bébé, les odeurs... elles me gênent moins que celle des bouses de vaches. Nous avons inscrit les enfants dans une école privée, et la vue sur la ville est toujours aussi belle de la baie vitrée.

      J’aime mon nouveau quartier.

Il y a ma petite boulangère, à l’angle de la rue Colbert et du boulevard Vauban, charmante souriante adorable. Et son pain un délice, une véritable gourmandise. Il y a l’école à trois rues de chez nous où les enfants se sont sentit tout de suite bien. Il y a aussi mon nouveau médecin de famille, adorable, à 50 m, et son épouse médecin et adorable aussi. Le dentiste charmant 50 m aussi, le metro à ma porte. Il y a la pharmacienne pleine d’humour.

J’aime ce quartier. Si j’avais des sous, j’achèterais volontiers une des ces petites maisons de ville que je vois de ma fenêtre, juste en face, peut être celle aux volets rouges,  non celle aux volets bleu canard, finalement plutôt celles aux volet gris. Mais je n’ai pas les sous, et ces maisons ne sont pas à vendre.

N’empêche je resterais bien ici pour toujours …

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mercredi 30 janvier

APATRIDE

Campons le décor. Un dîner lambda, avec les collègues de Mr poisson et leurs charmantes épouses. Echanges de courtoisies habituelles, « alors vous vous plaisez ici mais au fait de quelle région êtes vous ? »

Et là j’ai toujours quelque seconde d’hésitation mais c’est vrai ça ? De quelle région suis-je ???

Si encore la question était de quelle nationalité êtes vous ? Ce serait assez facile.

Quoi que, selon l’assemblée je répondrais, française si je suis en terrain inconnu.

Je pourrais répondre aussi franco-tunisienne si je sent l’assemblée un temps soit peu ouverte à une invasion étrangère.

Ou même si c’est plutôt de l’autre coté de la méditerranée, sur l’autre continent plus au sud, que l’on me pose cette question, je répondrais alors Tuniso-francaise ou même tunisienne si je sens l’assemblée d’esprit fermé, un tantinet anti-étranger (et oui le racisme n'a pas de frontière).

Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore vous aurez compris que je suis binationale.

Mais revenons à la question première «  de quelle région êtes vous ?? » on reviens dans le décors un dîner en France, et là il me faut à chaque fois réfléchir très vite.

Je suis née à Paris, je suis donc parisienne me direz-vous.

Oui mais …

je suis née à Paris, je n’y ai pas vraiment vécu, en tous cas, pas mes années d’enfance.

Bon alors ayant vécu toute mon enfance et mon adolescence en Tunisie je serais de la région tunisienne ??? Ça n’existe pas en France cette région ???

Je vous entend déjà dire mais pourquoi elle se torture l’esprit ainsi « elle a la nationalité tunisienne (avec la française aussi ah oui je l’ai déjà dit binationale) elle est tunisienne. » ben non justement parce que je ne suis ni tunisienne ni française ou plutôt française et tunisienne mais  pas complètement l’un et l’autre. De quoi devenir schizophrène je vous l’assure.

En Tunisie nous vivions à l’européenne,  entouré d’autres familles « mixtes » comme l’on dit.

Un parent tunisien et une autre de partout ailleurs dans le monde.

Si si, enfant mon amie Nedra était canado tunisienne, puis il y a eu Samira tunisoautrichienne (je l’ai mis dans ce sens parce que dans l’autre ça sonnait vraiment bizarre) et des tas d’autre pays représentés.

La France arrivant en tête,  il y avait l’Italie, la Belgique, la Russie, les états unis, Tahiti, l’inde, la Corée, l’Allemagne, la Tchécoslovaquie ( à l’époque ) la Yougoslavie ( aussi à l’époque), l'Espagne, l’Angleterre, et j’en oublie sûrement. Le tour du monde en faisant le tour de nos amis.

Nous étions pour la plupart scolarisés à l’école française, lieu où tous les enfants des étrangers en poste en Tunisie étaient naturellement scolarisés aussi, mis à part les américains qui possédais (et possèdent  toujours) leur propre école.

j'ai ainsi l'hôte régulière de l'ambassade d'Autriche, d'Alemagne, du Portugal, en fonction des amours du moment.

Ce brassage fut une richesse formidable, me permettant de me construire avec un esprit ouvert et tolérant, toujours curieuse de l’autre de ses coutumes, de sa façon de voir, sans aprioris ni préjugés.

Mais pour répondre à la question «  de quel région êtes vous ??? » je dois dire que je sèche. Je ne sais pas d’ici ,de là bas, d’ailleurs…

Non je ne viens pas du village X à coté de la ville Y, là ou vivaient mes grand parent ainsi que mes arrière grand parents et arrière arrière grand parents, côté père et côté mère. Là ou d’ailleurs se tient encore aujourd’hui le fief familial.

Mais comme mon silence pourrais passer pour de l’impolitesse, et que l’on m’a bien appris qu’en société il fallait toujours être trèéééés polie, j’ai pris pour habitude de répondre parisienne. Je connais suffisamment Paris pour y croire, j’y ai vécu à un age où les souvenirs ne vous trahissent pas, et finalement la famille de maman y vit depuis suffisament de temps pour oser dire qu'elle est parisienne …

De quelle région êtes vous ???

Au fond de mon cœur je cherche encore je dirais donc apatride …

Edit de 9 h00 :

Lorsque j’emplois le mot « apatride » ce n’est pas au sens péjoratif du terme, mais au sens «  qui n’appartient a aucune patrie ».

Je ne nourri aucun sentiment nationaliste ou patriotique, puisque justement je ne viens pas d’une patrie mais de partout.

Partout je sens chez plus ou moins chez moi. Plus dans le sens ou je me sent bien dans n’importe quel pays, n'importe quelle patrie, moins dans le sens ou je n’irais mourir pour aucune.

Mes racines, je les plante ça et là ou j’ai pu vivre des expériences intenses qui m'ont aidé à me construire et à grandir.

Posté par sashashem à 06:26 - MEDITATION DE BOCAL - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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